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A la une Désespérantes Desperate Housewives

Je regardais hier soir Desperate Housewives lorsque, soudain, une idée: « mais, au fait, pourquoi est-ce que je regarde cette bouse » ? Et c’est ainsi que, ne trouvant pas le bout du début de la queue d’une réponse, je me résolus à éteindre ma télévision. Et si derrière ses airs un peu prétentieux Desperate Housewives était en réalité une série un peu niaise voir même franchement idiote ? Je ne sais si elle a toujours été mauvaise comme je la trouve aujourd’hui ou alors si la bonne idée de départ a tourné au désastre, mais force est de constater que les scénaristes manquent cruellement d’imagination et se contentent de confronter leurs personnages à toute sorte de situations stériles, plus ou moins extravagantes. Sans la moindre logique, tout y passe : de la tornade au divorce en passant par divers problèmes de santé. Il n’en résulte… pas grand-chose et c’est bien ça le problème. Cette série ne parle de rien. Surtout pas de "desperate" et encore moins de "housewives".

En fait, je crois que les personnages sont nombreux pour dissimuler le manque évident de scénario. L’histoire se résume à faire se rencontrer les habitants de Wisteria Lane entre eux afin de les confronter les uns avec les autres. Et quand on commence à avoir fait le tour, on recommence. C’est ainsi que des personnages inutiles et inintéressants refont surface de temps à autres, au grès du hasard des scénarios. Que ce soit John, Andrew, Zack ou Ric, on ne compte plus ceux dont on avait carrément oublié l’existence, tellement ils n'ont été créé que pour "meubler". Il existe également une autre parade, moins discrète celle-ci, pour faire mine de relancer l'intrigue : créer de nouveaux personnages. C’est ainsi qu’à chaque nouvelle saison correspond son lot de nouveaux voisins, qui dissimulent évidemment de terribles secrets qui n'ont, la plupart du temps, rien de crédibles mais dont on veux pourtant nous faire croire que notre principal désir sera désormais de percer l'incroyable mystère (alors que globalement on s’en moque). Mais ces nouveaux voisins sont en réalité tellement lisses qu'ils ralentissent l'histoire, à l'image du couple gay qui fait figure de pur gadget, malgré une arrivée qui avait été annoncée en grande pompe.

Bref, on s'ennuie terriblement dans ce quartier trop, beaucoup trop, propre. D'autant plus que la même histoire nous est resservie depuis cinq ans déjà. Si au départ c'était supportable, ça ne l'est plus et pour cause, la sympathique Susan est devenue franchement nunuche, Gabrielle est toujours aussi antipathique et même Eddie n'est plus aussi garce que dans les débuts. Les scénaristes sont donc bien embêtés pour écrire un peu plus de 20 épisodes avec du vide. Et ils ne sont guère aidés par leurs personnages monodimensionnels, parce qu’en plus d’être idiote, cette série est superficielle. Comment peut-on consacrer un épisode entier à une fontaine trop bruyante? Marc Cherry et ses acolytes manquent cruellement d'ambition et se trompent d’enjeux. On peut rajouter à ce constat peu réjouissant des prestations d’acteurs dans l'ensemble plutôt pitoyables, la plupart d'entre eux faisant preuve d’autant de charisme qu’une mouche morte (mis à part peut-être Shawn Pyfrom dans le rôle de Andrew et Felicity Huffman dans celui de Lynette).

Si à ses débuts, Desperate Housewives se voulait être une série audacieuse, portant un regard cynique sur la société et critiquant ses petits travers avec sarcasme, elle a réussi à devenir tout le contraire : un soap mou du genou, sans verve, bourré de fausses manières et de valeurs répugnantes. Si je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai commencé à suivre cette série, je sais aujourd’hui pourquoi je la laisse tomber...

 
Desperate Housewives - ma note pour cette série :
Série créée par Charles Pratt, Marc Cherry
Avec Felicity Huffman, Eva Longoria, Kyle MacLachlan, ...
Nationalité : américaine
A la une Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé

Un film de David Yates

Sorti en 2009 - Durée: 2h 32min

Titre original : Harry Potter and the Half-Blood Prince

Avec Daniel Radcliffe (Harry Potter), Rupert Grint (Ron Weasley), Emma Watson (Hermione Granger), Alan Rickman (Severus Rogue), Helena Bonham Carter (Bellatrix Lestrange), Michael Gambon (Albus Dumbledore)...

L'histoire: L'étau démoniaque de Voldemort se resserre sur l'univers des Moldus et le monde de la sorcellerie. Si Poudlard a cessé d'être un havre de paix, Dumbledore est plus que jamais décidé à préparer Harry à son combat final. Ensemble, le vieux maître et le jeune sorcier vont tenter de percer à jour les défenses de Voldemort. Dumbledore va manipuler son ancien collègue, le Professeur Horace Slughorn, qu'il croit en possession d'informations vitales sur Voldemort. Mais un autre "mal" hante cette année les étudiants: le démon de l'adolescence! Harry est de plus en plus attiré par Ginny, Lavande a jeté son dévolu sur Ron et Hermione, rongée par la jalousie, a décidé de cacher ses sentiments, vaille que vaille.

Autant l’avouer tout de suite, je n’ai pas réussi à me mettre d’accord avec moi-même: impossible de savoir si j'ai aimé le film. Quoi qu'il en soit, la sortie d’un nouveau Harry Potter est toujours un événement particulier. A chaque fois, c’est l’assurance de se rendre au ciné, d’attendre fébrilement que la lumière s’éteigne, puis de fixer, 2h30 durant, l’écran magique sur lequel s'anime un monde unique. C'est 2h30 que l'on passe les yeux écarquillés comme ceux d'un gamin pour ne pas louper une miette d’un spectacle enivrant. 2h30 loin du monde des moldus! C’est toujours un plaisir intense lorsque le titre apparaît à l’écran. C’est plutôt rare comme sensation. Et huit ans après les débuts de l’adaptation cinématographique des romans de J.K. Rowling, le plaisir de retourner à Poudlard n’a pas faibli.

Le film est à bien des égards différents du livre dont il puise pourtant l’intrigue. L’accent est clairement mis sur les relations amoureuses des jeunes héros, au détriment de Voldemort, personnage ambigu à la psychologie complexe et qui aurait donc mérité qu’on s’intéresse plus à lui. Autant que je me souvienne, le bouquin réussit quelque chose de plutôt exceptionnel : donner une part d’humanité à un personnage que l’on a appris à détester depuis les toutes premières pages de la saga, au point de le rendre presque attachant. L’absence de Rogue est également regrettable, d’autant plus qu’il s’agit de l’un des personnages les plus intéressants de la saga, si ce n’est le plus intéressant. Et puis, c’est une drôle d’idée de faire Le prince de sang-mélé sans le prince de sang-mélé. Le fan que je suis regrette que les films ne s’intéressent pas d'avantage aux personnages. Mais écouter un fan des livres faire une critique des films peut rapidement devenir ennuyeux, voir même carrément incompréhensible. Je ne m’insurgerai donc pas contre le fait que les Inféris ressemblent trop à des elfes et que pour des morts-vivants, ils n’ont pas l’air très morts, pas plus d'ailleurs que je ne me révolterai de l’absence de la maison des Gaunt – ce qui est pourtant tout bonnement scandaleux!

Pourtant, je me demande s’il n’aurait pas mieux valu faire carrément l’impasse sur la partie de l’intrigue concernant le passé de Voldemort tant les scènes de souvenirs suscitent peu d’émotions et cassent le rythme du film en le ralentissant considérablement. La franchise devrait peut-être, au risque de s'écarter un peu plus encore des romans, assumer une fois pour toute son statut de blockbuster plutôt que d’essayer de jouer sur tous les fronts, au risque de s'imposer une structure narrative au rythme très irrégulier (soutenu dans son début et sa fin mais très lent en son sein). C’est sans doute que les contraintes d’un film sont très différentes de celles d’un livre. J.K. Rowling a doté son histoire de repères spatio-temporels forts qui sont autant de repères rassurants pour les lecteurs (à chaque tome de la série correspond une année scolaire à Poudlard). Mais ce qui fait la force des romans se transforme en contrainte pour les films qui souffrent terriblement de ce cadre figé qui les contraint à toujours suivre le même schéma narratif, ce qui donne l’impression de revivre sans cesse la même histoire. Le livre n'est peut-être en définitive qu'une matière première qu’il convient de travailler pour que le film ne soit pas simplement une mise en image.

On trouve quelque chose dans Twilight - Fascination que l’on avait aussi dans les premiers films et qui a disparu par la suite, à mesure que la saga est devenu une machine à broyer les sentiments, parfaitement huilée et laissant de ce fait peu de place à la surprise. Tout n’est certes pas parfait dans Twilight, les effets spéciaux par exemple sont un peu approximatifs voir même parfois franchement ratés. Mais bizarrement, ce n’est pas gênant, c’est même précisément cette maladresse qui fait le charme du film (bon après l’histoire reste ce qu’elle est et la métaphore des sentiments amoureux au travers du mythe du vampire, si habile soit-elle, doit faire face à ses propres limites). Je crois que David Yates est sur la bonne voie et que finalement, le plaisir de retourner à Poudlard l'emporte sur la frustation de ne pas avoir vu le film qu'on pouvait espérer. Et puis, on note dans Le Prince de Sang-mélé la volonté de bien faire et de prendre au sérieux l'univers créé par J.K. Rowling. La réalisation est soignée et la photographie très réussie, ce qui fait de ce film le plus abouti visuellement avec Le prisonnier d’Azkaban. Certaines scènes sont d’une beauté "plastique" inouïe. De plus, le film peut compter sur de bonnes prestations d’acteurs, en particulier celles de Ruppert Grint et surtout Helena Bonham Carter, une nouvelle fois prodigieuse dans le rôle de Bellatrix.

Après tout, en mettant l’accent sur les sentiments amoureux des personnages, David Yates déplace le centre de l’intrigue et de ce fait, l’histoire piétine un peu, mas il rend les personnages beaucoup plus humains et donc attachants. Harry n'apparaît plus seulement comme un héros infaillible mais il devient enfin une vraie personne! La scène avec la serveuse par exemple est certainement l’une des meilleures trouvailles depuis le début de la saga. Espérons que le réalisateur saura par la suite faire des choix audacieux. Le septième film verra par ailleurs une grande partie de l’action se dérouler en dehors de l’enceinte du château. Gageons que ce changement de cadre apporte un nouveau souffle à la saga.



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Harry Potter et le Prince de sang mêlé - ma note pour ce film :
Réalisé par David Yates
Avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson, ...
A la une Jusqu'en enfer
 

Un film de Sam Raimi

Sorti en 2009 - Durée: 1h 39min

Titre original : Drag me to Hell

 

Avec Alison Lohman (Christine), Justin Long (Clay), Lorna Raver (Mme Ganush)...

L'histoire: Christine Brown, spécialiste en crédit immobilier, vit à Los Angeles avec son petit ami, le Professeur Clay Dalton. Tout va pour le mieux jusqu'au jour où la mystérieuse Mme Ganush la supplie de lui accorder un crédit supplémentaire pour sa maison. Christine hésite entre la compassion et la pression de son patron qui la voudrait plus ferme avant de lui octroyer une promotion. Fatalement, Christine choisit sa carrière, même si sa décision met Mme Ganush à la rue. Pour se venger, la vieille femme jette la malédiction du Lamia sur Christine, transformant sa vie en un véritable cauchemar. Hantée par un esprit malfaisant, elle se fait aider du medium Rham Jas, qui l'entraîne dans une course frénétique contre la damnation éternelle...

On peut se rendre dans une salle de cinéma pour y voir Drag me to hell comme on déciderait d'embarquer dans un train fantôme: on y va moins pour avoir la trouille de sa vie que pour l'ambiance qui y règne. Le film est comme ça aussi: légèrement flippant mais surtout très amusant et, finalement, c'est lorsqu'on se trouve plongé dans le noir et que la musique s'emballe que l'on a le plus peur (la scène de l’invocation des esprits lors de la séance d’exorcisme). On peut alors regretter que les scènes de vie quotidienne viennent casser le rythme en faisant régulièrement retomber la pression mais elles ont toutefois le mérite d’ancrer le film dans la réalité, en particulier lorsqu’il y est question de réussite sociale. Et puis, le récit comporte son lot de moments de bravoure, la scène de la voiture et celle du cimetière étant particulièrement réussies. C'est ainsi que le voyage se déroule sans accroc, on avance paisiblement dans les dédales du parcours concocté par Sam Raimi, avec quelques fois, au détour d’un virage, la surprise de découvrir un monstre tapi dans le noir.

En fin de compte, quand Sam Raimi délaisse les films de super-héros pour revenir à son genre de prédilection, troquant ainsi un insipide homme-arraignée contre une vieille femme revancharde et avide de sortilèges, le résultat est diablement réussi. Car, que l'on parle de comédie horrifique ou de film d'horreur comique, il s'agit d'un vrai film d'épouvante qui ne se contente pas de provoquer le dégoût à grand renfort d'hémoglobine. Sous ses airs de film un peu artisanal qui sent l’encens et la bougie brûlée, Drag me to hell est l’assurance de passer un bon moment, voir même un bon moment de cinéma.



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Jusqu'en enfer - ma note pour ce film :
Réalisé par Sam Raimi
Avec Alison Lohman, Justin Long, Jessica Lucas, ...
A la une Star Trek

   

Un film de J.J. Abrams

Sorti en 2009 - Durée: 2h 8min


Avec Chris Pine (James Kirk), Zachary Quinto (Spock), Eric Bana (Nero)

 

 L'histoire: 

Ce nouveau Star Trek met en scène le premier voyage d'un nouvel équipage à bord de l'U.S.S. Enterprise, le vaisseau spatial le plus sophistiqué de l'histoire. Dans ce périple semé de dangers, les nouvelles recrues doivent tout faire pour empêcher le plan diabolique d'un être maléfique menaçant l'humanité toute entière dans sa quête de vengeance.
Le sort de la galaxie est entre les mains de deux officiers que tout oppose : d'un côté, James Kirk, tête brûlée en quête de sensations fortes, de l'autre, Spock, issu d'une société basée sur la logique et rejetant toute forme d'émotion.

Parfait inculte concernant tout ce qui touche de prêt ou de loin à la mythologie trékienne, je me dois de commencer cet article en confessant que je ne connaissais pas grand chose à l’univers de Star Trek avant d’en découvrir le dernier opus fraîchement sorti au cinéma. C’est donc très injustement que la célèbre saga de science-fiction se résumait selon moi à des oreilles pointues et des coupes de cheveux ridicules et qu’elle reprsentait même potentiellement le summum de la ringardise. Et puis j’ai vu le film de J.J. Abrams. Et je dois bien avouer que, désormais, Star Trek se résume à mes yeux non seulement à des oreilles pointues et des coupes de cheveux ridicules mais j’ai également découvert un incroyable potentiel nanardesque que je n’avais osé soupçonner jusque là et qui doit bien pourtant s'étendre vers l’infini et même probablement au delà. De là à dire que le film est mauvais, il n’y a qu’un pas… que je n’hésiterai pas à franchir. Ce film est mauvais.

Pourtant, sur le papier, le film de J.J. Abrams avait tout pour plaire, à commencer d’ailleurs par le fait qu’il est réalisé par J.J. Abrams lui-même, qui n’est autre que le Monsieur Lost, le petit génie que la galaxie toute entière célèbre pour avoir donné naissance au show télévisé le plus excitant de ces dernières années. On peut même ajouter à son tableau un Mission Impossible 3 très appréciable par lequel il semblait avoir prouvé que le grand écran aussi devrait composer avec lui. Viennent s'ajouter à cela une bande-annonce qui dépote (le monsieur n’est pas considéré comme le maître du buzz pour rien) et des critiques dithyrambiques. Le magazine Métro va même jusqu’à affirmer que le film est « visuellement superbe tout en refusant la surenchère d’effets spéciaux ». Alors, un monument de la science-fiction tel que Star Trek qui refuse la surenchère d’effets spéciaux, ça intrigue (ça m’intrigue en tout cas). Il m’apparaissait donc concevable de passer un bon moment et peut-être même de découvrir un bon film (on ne sait jamais après tout…).

Que nenni ! Le constat est pour moi sans appel : pas de scénario, pas de décors, pas de costumes, pas de dialogues, pas de personnages, pas d'acteurs. Le vide intersidéral en somme, auquel vient se greffer une réalisation très fade. Bref, pas de plaisir. L’ennui. Le chaos. La désolation. Si, juste des images qui viennent heurter la rétine du spectateur, sans toutefois parvenir à marquer les esprits et encore moins à rester dans les mémoires. Aucune scène n’est réellement marquante, même si au milieu de ce grand gloubi-boulga de n’importe quoi, on trouve quelques moments intéressants (l’enfance des héros et celle du perforateur pour l’essentiel). Si bien que l’on glisse complètement sur l’histoire, en restant complètement hermétique à tout. Et c’est ainsi que, 2h 8 de glissade plus tard, c’est à dire deux voyages dans le temps et trois blagues carambar plus tard, on ressort de la salle, certes un peu plus fatigué que l'on y est entré, mais en ayant déjà tout oublié de ce film vide de sens et à peine meilleur qu’un épisode de Smallville (c’est dire).



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Star Trek - ma note pour ce film :
Réalisé par J.J. Abrams
Avec Chris Pine, Zachary Quinto, Eric Bana, ...
A la une SOMMAIRE

Sommaire

 

A

v Aladdin de John Musker et Ron Clements (1993)

v Arrête-moi si tu peux de Steven Spielberg (2003)

v L'Auberge Espagnole de Cédric Klapisch (2002)

 B

v Billy Elliot de Stephen Daldry (2000)

 D

v Da Vinci Code de Ron Howard (2006)

 E

v Elephant de Gus Van Sant (2003)  

v Ensemble, c’est tout de Claude Berri (2007)

 F

v Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet (2001)

v Les Fils de l'Homme de Alfonso Cuaron (2006)

 H

v Hairspray de Adam Shankman (2007)

v Harry Potter et l’Ordre du Phénix de David Yates (2007) ?

 I

v I, Robot de Alex Proyas (2007)

v The Island de Michael Bay (2005)

 J

v Le Jour d’Après de Roland Emmerich (2004)

 K

v Kill Bill Vol.1 de Quentin Tarantino (2003)

v Kill Bill Vol.2 de Quentin Tarantino (2004)

 M

v La maison de cire de Jaume Collet-Serra (2005)

v Le Monde de Narnia - Chapitre 1 de Andrew Adamson (2005)

 P

v Paris de Cédric Klapisch (2008)

vPhénomènes de M. Night Shyamalan (2008)  

v Pirates des Caraïbes: jusqu’au bout du monde de Gore Verbinski (2007)

 S

v Les Simpson, le film de David Silverman (2007)

v Sixième sens de M. Night Shyamalan (2000)

v Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête de Tim Burton (2000)

v Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street de Tim Burton (2008)

 T

v Titanic de James Cameron (1998)

v The Truman Show de Peter Weir (1998)

 U

v Une Vérité qui dérange de Davis Guggenheim (2006)

 Z

v Zodiac de David Fincher (2007)

 

- Blabla autour des films -

Le rôle de la bande-annonce

Fantasmes cinéphiles

Super-héros : stop ou encore ?

 .... juillet 2008

 .... mars 2008

  .... août 2007

 

 

 - Les séries -

D

v Desperate Housewives de Marc Cherry (2004- )

 

G

v Grey's Anatomy de Shonda Rhimes (2005- )

 

J

v Jericho  de Stephen Chbosky et Jon Turteltaub (2006-2008) 

 

K

v Kyle XY de Eric Bress et J. Mackye Gruber (2006- )

 

L

v Lost, les disparus de J.J. Abrams et Damon Lindelof (2004- )

 

P

v Prison Break de Paul Scheuring (2005- )

 

S

v Smallville de Al Gough et Miles Millar (2001- )

Z

v Les Zygs de Jacques Fansten (2007)  

         &

- Blabla autour des séries -

 Les séries policières

 .... mai 2008  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

  

 

 Si vous avez des remarques ou critiques à faire sur le blog en général, vous pouvez les écrire ici !

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Bienvenue !

Après un an d'existence Ciné Story prend un nouveau départ, ce qui signifie que le blog devrait retrouver une activité plus ou moins régulière. Et si ça n'est pas le cas, sachez en tout que c'était l'objectif! Le principe reste cependant inchangé: je vais continuer à donner une vision relativement personnelle de films et séries qui me font réagir, sans être objectif et sans tenter de l'être. Sans doute parce que c'est quelque chose de trop difficile à faire et ensuite parce qu'il a toujours été question pour moi de faire de ce blog quelque chose de personnel. En résumé, ce blog présente à chaque article une interprétation possible et étant donné qu'il y en a autant que d'individus, ça ne représente pas grand chose. Merci à Allociné d'avoir créé cet espace d'expression et aussi de m'avoir élu "blogueur star". Merci à vous qui laissez des commentaires. C'est reparti...

 BO L'auberge espagnole (Cédric Klapisch - 2002)
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Fahrenheit 9/11

L'histoire:

 

Ce documentaire s'attaque de plein fouet aux problèmes brûlants de l'Amérique. La caméra de Michael Moore filme avec scepticisme le Président George W. Bush et ses propres conseillers. Prenant pour point de départ l'élection controversée de 2000, le réalisateur retrace l'improbable ascension d'un médiocre pétrolier texan devenu maître du monde libre. Puis il ouvre la boîte de Pandore du Président et révèle les liens personnels et financiers qui unissent la famille Bush à celle de Ben Laden.

Michael Moore y dénonce également les méfaits du Patriot Act et les souffrances provoquées par la guerre en Irak.

 

  Ma note pour ce film: 3,5 /4.

Michael Moore refait l’Histoire dans ce documentaire indispensable qui nous livre une version inédite des événements qui ont récemment secoués les Etats-Unis. Si Fahrenheit 9/11 est un bon exemple du rôle politique que peut jouer le cinéma en constituant un contre-poids efficace au pouvoir, il faut néanmoins l’aborder avec précaution dans la mesure où les éclairages qui y sont produits sont rarement objectifs, peut-être même de mauvaise foi par certains aspects. D’une manière plus générale, on a toujours un peu l’impression de se faire manipuler avec ce genre de documentaire. Ici, l’objectif de Michael Moore n’est clairement pas de dresser un portrait rigoureux de George W Bush. Il s’agit d’un point de vue très tranché plutôt que d'une analyse rigoureuse qui aurait d'abord nécessité d’offrir un droit de réponse au principal mis en cause et ensuite de dresser un véritable bilan en contre-balançant les éléments à charge par les éléments à décharge. Ce parti pris de l'auteur limite peut-être la portée de son discours, d’autant plus qu’il manque peut-être par moment de retenu.

Le film est donc à prendre comme une démonstration destinée à mettre Bush face à ses contradictions. Et de ce point de vue, Michael Moore mène avec brio et preuves à l'appui, une démonstration qui fait l’effet d’une véritable bombe.

D’entrée de jeu, Bush est présenté comme un imposteur  puisque le film revient en premier lieu sur les circonstances de son élection qui repose sur un mensonge. Moore ne s’attarde pas sur cette question qui prête finalement assez peu à contestation et passe très vite aux relations entretenues entre les familles Bush et Ben Laden. Il s’agit sans nul doute de la partie la plus houleuse dans laquelle il s’embourbe dans des explications parfois dfficiles à suivre. Mais son sujet favori, celui sur lequel il s’arrête le plus longuement - sans doute parce que c’est celui qui a rendu Bush si impopulaire - reste  la guerre en Irak et ses dégâts collatéraux. Ici, il dresse un état des lieux plus qu'alarmant de la situation des deux pays en guerre.

  

Fahrenheit 9/11 pourrait faire office de film d’horreur tellement il est éprouvant et nous fait subitement prendre conscience que nous vivons dans un monde de fous. On ne peut pas vraiment sortir indemne d’un film comme celui-là qui ne se contente pas de remettre en cause la politique de Bush mais bien plus que ça: une idéologie, presque une façon de voir le monde en nous faisant comprendre que ce sont les valeurs les plus importantes, celles qui sont le plus solennellement proclamées qui sont mises à mal. On en arrive à se demander, si finalement, la démocratie et la liberté n’existeraient pas que dans les livres d’histoire. En prenant pour point de départ les attentats du 11 septembre et la guerre en Irak, la démonstration de Michael Moore tend à démontrer que, tout compte fait, une poignée d’hommes décide pour tous les autres. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il sait captiver son auditoire... et le séduire aussi, avec tous les dangers que le procédé peut comporter.



Cet article est associé à la bande-annonce "Fahrenheit 9/11 - vost"


 
Fahrenheit 9/11 - ma note pour ce film :
Réalisé par Michael Moore
Avec Michael Moore, Debbie Petriken, George W. Bush, ...
Année de production : 2003
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