Mercredi 12 août 2009 3 12 /08 /Août /2009 17:57

Je regardais hier soir Desperate Housewives lorsque, soudain, une idée: « mais, au fait, pourquoi est-ce que je regarde cette bouse » ? Et c’est ainsi que, ne trouvant pas le bout du début de la queue d’une réponse, je me résolus à éteindre ma télévision. Et si derrière ses airs un peu prétentieux Desperate Housewives était en réalité une série un peu niaise voir même franchement idiote ? Je ne sais si elle a toujours été mauvaise comme je la trouve aujourd’hui ou alors si la bonne idée de départ a tourné au désastre, mais force est de constater que les scénaristes manquent cruellement d’imagination et se contentent de confronter leurs personnages à toute sorte de situations stériles, plus ou moins extravagantes. Sans la moindre logique, tout y passe : de la tornade au divorce en passant par divers problèmes de santé. Il n’en résulte… pas grand-chose et c’est bien ça le problème. Cette série ne parle de rien. Surtout pas de "desperate" et encore moins de "housewives".

En fait, je crois que les personnages sont nombreux pour dissimuler le manque évident de scénario. L’histoire se résume à faire se rencontrer les habitants de Wisteria Lane entre eux afin de les confronter les uns avec les autres. Et quand on commence à avoir fait le tour, on recommence. C’est ainsi que des personnages inutiles et inintéressants refont surface de temps à autres, au grès du hasard des scénarios. Que ce soit John, Andrew, Zack ou Ric, on ne compte plus ceux dont on avait carrément oublié l’existence, tellement ils n'ont été créé que pour "meubler". Il existe également une autre parade, moins discrète celle-ci, pour faire mine de relancer l'intrigue : créer de nouveaux personnages. C’est ainsi qu’à chaque nouvelle saison correspond son lot de nouveaux voisins, qui dissimulent évidemment de terribles secrets qui n'ont, la plupart du temps, rien de crédibles mais dont on veux pourtant nous faire croire que notre principal désir sera désormais de percer l'incroyable mystère (alors que globalement on s’en moque). Mais ces nouveaux voisins sont en réalité tellement lisses qu'ils ralentissent l'histoire, à l'image du couple gay qui fait figure de pur gadget, malgré une arrivée qui avait été annoncée en grande pompe.

Bref, on s'ennuie terriblement dans ce quartier trop, beaucoup trop, propre. D'autant plus que la même histoire nous est resservie depuis cinq ans déjà. Si au départ c'était supportable, ça ne l'est plus et pour cause, la sympathique Susan est devenue franchement nunuche, Gabrielle est toujours aussi antipathique et même Eddie n'est plus aussi garce que dans les débuts. Les scénaristes sont donc bien embêtés pour écrire un peu plus de 20 épisodes avec du vide. Et ils ne sont guère aidés par leurs personnages monodimensionnels, parce qu’en plus d’être idiote, cette série est superficielle. Comment peut-on consacrer un épisode entier à une fontaine trop bruyante? Marc Cherry et ses acolytes manquent cruellement d'ambition et se trompent d’enjeux. On peut rajouter à ce constat peu réjouissant des prestations d’acteurs dans l'ensemble plutôt pitoyables, la plupart d'entre eux faisant preuve d’autant de charisme qu’une mouche morte (mis à part peut-être Shawn Pyfrom dans le rôle de Andrew et Felicity Huffman dans celui de Lynette).

Si à ses débuts, Desperate Housewives se voulait être une série audacieuse, portant un regard cynique sur la société et critiquant ses petits travers avec sarcasme, elle a réussi à devenir tout le contraire : un soap mou du genou, sans verve, bourré de fausses manières et de valeurs répugnantes. Si je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai commencé à suivre cette série, je sais aujourd’hui pourquoi je la laisse tomber...




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Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /Juil /2009 00:53

Un film de David Yates

Sorti en 2009 - Durée: 2h 32min

Titre original : Harry Potter and the Half-Blood Prince

Avec Daniel Radcliffe (Harry Potter), Rupert Grint (Ron Weasley), Emma Watson (Hermione Granger), Alan Rickman (Severus Rogue), Helena Bonham Carter (Bellatrix Lestrange), Michael Gambon (Albus Dumbledore)...

L'histoire: L'étau démoniaque de Voldemort se resserre sur l'univers des Moldus et le monde de la sorcellerie. Si Poudlard a cessé d'être un havre de paix, Dumbledore est plus que jamais décidé à préparer Harry à son combat final. Ensemble, le vieux maître et le jeune sorcier vont tenter de percer à jour les défenses de Voldemort. Dumbledore va manipuler son ancien collègue, le Professeur Horace Slughorn, qu'il croit en possession d'informations vitales sur Voldemort. Mais un autre "mal" hante cette année les étudiants: le démon de l'adolescence! Harry est de plus en plus attiré par Ginny, Lavande a jeté son dévolu sur Ron et Hermione, rongée par la jalousie, a décidé de cacher ses sentiments, vaille que vaille.

Autant l’avouer tout de suite, je n’ai pas réussi à me mettre d’accord avec moi-même: impossible de savoir si j'ai aimé le film. Quoi qu'il en soit, la sortie d’un nouveau Harry Potter est toujours un événement particulier. A chaque fois, c’est l’assurance de se rendre au ciné, d’attendre fébrilement que la lumière s’éteigne, puis de fixer, 2h30 durant, l’écran magique sur lequel s'anime un monde unique. C'est 2h30 que l'on passe les yeux écarquillés comme ceux d'un gamin pour ne pas louper une miette d’un spectacle enivrant. 2h30 loin du monde des moldus! C’est toujours un plaisir intense lorsque le titre apparaît à l’écran. C’est plutôt rare comme sensation. Et huit ans après les débuts de l’adaptation cinématographique des romans de J.K. Rowling, le plaisir de retourner à Poudlard n’a pas faibli.

Le film est à bien des égards différents du livre dont il puise pourtant l’intrigue. L’accent est clairement mis sur les relations amoureuses des jeunes héros, au détriment de Voldemort, personnage ambigu à la psychologie complexe et qui aurait donc mérité qu’on s’intéresse plus à lui. Autant que je me souvienne, le bouquin réussit quelque chose de plutôt exceptionnel : donner une part d’humanité à un personnage que l’on a appris à détester depuis les toutes premières pages de la saga, au point de le rendre presque attachant. L’absence de Rogue est également regrettable, d’autant plus qu’il s’agit de l’un des personnages les plus intéressants de la saga, si ce n’est le plus intéressant. Et puis, c’est une drôle d’idée de faire Le prince de sang-mélé sans le prince de sang-mélé. Le fan que je suis regrette que les films ne s’intéressent pas d'avantage aux personnages. Mais écouter un fan des livres faire une critique des films peut rapidement devenir ennuyeux, voir même carrément incompréhensible. Je ne m’insurgerai donc pas contre le fait que les Inféris ressemblent trop à des elfes et que pour des morts-vivants, ils n’ont pas l’air très morts, pas plus d'ailleurs que je ne me révolterai de l’absence de la maison des Gaunt – ce qui est pourtant tout bonnement scandaleux!

Pourtant, je me demande s’il n’aurait pas mieux valu faire carrément l’impasse sur la partie de l’intrigue concernant le passé de Voldemort tant les scènes de souvenirs suscitent peu d’émotions et cassent le rythme du film en le ralentissant considérablement. La franchise devrait peut-être, au risque de s'écarter un peu plus encore des romans, assumer une fois pour toute son statut de blockbuster plutôt que d’essayer de jouer sur tous les fronts, au risque de s'imposer une structure narrative au rythme très irrégulier (soutenu dans son début et sa fin mais très lent en son sein). C’est sans doute que les contraintes d’un film sont très différentes de celles d’un livre. J.K. Rowling a doté son histoire de repères spatio-temporels forts qui sont autant de repères rassurants pour les lecteurs (à chaque tome de la série correspond une année scolaire à Poudlard). Mais ce qui fait la force des romans se transforme en contrainte pour les films qui souffrent terriblement de ce cadre figé qui les contraint à toujours suivre le même schéma narratif, ce qui donne l’impression de revivre sans cesse la même histoire. Le livre n'est peut-être en définitive qu'une matière première qu’il convient de travailler pour que le film ne soit pas simplement une mise en image.

On trouve quelque chose dans Twilight - Fascination que l’on avait aussi dans les premiers films et qui a disparu par la suite, à mesure que la saga est devenu une machine à broyer les sentiments, parfaitement huilée et laissant de ce fait peu de place à la surprise. Tout n’est certes pas parfait dans Twilight, les effets spéciaux par exemple sont un peu approximatifs voir même parfois franchement ratés. Mais bizarrement, ce n’est pas gênant, c’est même précisément cette maladresse qui fait le charme du film (bon après l’histoire reste ce qu’elle est et la métaphore des sentiments amoureux au travers du mythe du vampire, si habile soit-elle, doit faire face à ses propres limites). Je crois que David Yates est sur la bonne voie et que finalement, le plaisir de retourner à Poudlard l'emporte sur la frustation de ne pas avoir vu le film qu'on pouvait espérer. Et puis, on note dans Le Prince de Sang-mélé la volonté de bien faire et de prendre au sérieux l'univers créé par J.K. Rowling. La réalisation est soignée et la photographie très réussie, ce qui fait de ce film le plus abouti visuellement avec Le prisonnier d’Azkaban. Certaines scènes sont d’une beauté "plastique" inouïe. De plus, le film peut compter sur de bonnes prestations d’acteurs, en particulier celles de Ruppert Grint et surtout Helena Bonham Carter, une nouvelle fois prodigieuse dans le rôle de Bellatrix.

Après tout, en mettant l’accent sur les sentiments amoureux des personnages, David Yates déplace le centre de l’intrigue et de ce fait, l’histoire piétine un peu, mas il rend les personnages beaucoup plus humains et donc attachants. Harry n'apparaît plus seulement comme un héros infaillible mais il devient enfin une vraie personne! La scène avec la serveuse par exemple est certainement l’une des meilleures trouvailles depuis le début de la saga. Espérons que le réalisateur saura par la suite faire des choix audacieux. Le septième film verra par ailleurs une grande partie de l’action se dérouler en dehors de l’enceinte du château. Gageons que ce changement de cadre apporte un nouveau souffle à la saga.



Publié dans : Harry Potter
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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /Juil /2009 21:26
 

Un film de Sam Raimi

Sorti en 2009 - Durée: 1h 39min

Titre original : Drag me to Hell

 

Avec Alison Lohman (Christine), Justin Long (Clay), Lorna Raver (Mme Ganush)...

L'histoire: Christine Brown, spécialiste en crédit immobilier, vit à Los Angeles avec son petit ami, le Professeur Clay Dalton. Tout va pour le mieux jusqu'au jour où la mystérieuse Mme Ganush la supplie de lui accorder un crédit supplémentaire pour sa maison. Christine hésite entre la compassion et la pression de son patron qui la voudrait plus ferme avant de lui octroyer une promotion. Fatalement, Christine choisit sa carrière, même si sa décision met Mme Ganush à la rue. Pour se venger, la vieille femme jette la malédiction du Lamia sur Christine, transformant sa vie en un véritable cauchemar. Hantée par un esprit malfaisant, elle se fait aider du medium Rham Jas, qui l'entraîne dans une course frénétique contre la damnation éternelle...

On peut se rendre dans une salle de cinéma pour y voir Drag me to hell comme on déciderait d'embarquer dans un train fantôme: on y va moins pour avoir la trouille de sa vie que pour l'ambiance qui y règne. Le film est comme ça aussi: légèrement flippant mais surtout très amusant et, finalement, c'est lorsqu'on se trouve plongé dans le noir et que la musique s'emballe que l'on a le plus peur (la scène de l’invocation des esprits lors de la séance d’exorcisme). On peut alors regretter que les scènes de vie quotidienne viennent casser le rythme en faisant régulièrement retomber la pression mais elles ont toutefois le mérite d’ancrer le film dans la réalité, en particulier lorsqu’il y est question de réussite sociale. Et puis, le récit comporte son lot de moments de bravoure, la scène de la voiture et celle du cimetière étant particulièrement réussies. C'est ainsi que le voyage se déroule sans accroc, on avance paisiblement dans les dédales du parcours concocté par Sam Raimi, avec quelques fois, au détour d’un virage, la surprise de découvrir un monstre tapi dans le noir.

En fin de compte, quand Sam Raimi délaisse les films de super-héros pour revenir à son genre de prédilection, troquant ainsi un insipide homme-arraignée contre une vieille femme revancharde et avide de sortilèges, le résultat est diablement réussi. Car, que l'on parle de comédie horrifique ou de film d'horreur comique, il s'agit d'un vrai film d'épouvante qui ne se contente pas de provoquer le dégoût à grand renfort d'hémoglobine. Sous ses airs de film un peu artisanal qui sent l’encens et la bougie brûlée, Drag me to hell est l’assurance de passer un bon moment, voir même un bon moment de cinéma.



Publié dans : Les "mention bien"
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Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /Juin /2009 18:22

Un film de Sean Penn

Sorti en 2008 - Durée: 2h 27min

Avec Emile Hirsch (Christopher McCandless), Jena Malone (Carine McCandless), Vince Vaughn (Wayne Westerberg), Kristen Stewart (Tracy Tatro), Hal Holbrook (Ron Franz)...

L'histoire: Tout juste diplômé de l'université, Christopher McCandless, 22 ans, est promis à un brillant avenir. Pourtant, tournant le dos à l'existence confortable et sans surprise qui l'attend, le jeune homme décide de prendre la route en laissant tout derrière lui. Des champs de blé du Dakota aux flots tumultueux du Colorado, en passant par les communautés hippies de Californie, Christopher va rencontrer des personnages hauts en couleur. Chacun, à sa manière, va façonner sa vision de la vie et des autres. Au bout de son voyage, Christopher atteindra son but ultime en s'aventurant seul dans les étendues sauvages de l'Alaska pour vivre en totale communion avec la nature.

Into the Wild est de ces films auxquels on repense avec nostalgie, longtemps après le générique de fin, comme d’un voyage que l’on voudrait refaire. Au delà même du dénouement, c’est bien le voyage lui-même qui compte, car il s’agit d’une expérience renversante qu’il faut faire, même si – et c’est sans doute le propre des expériences renversantes – on l’aime ou on la déteste. Il est difficile de rester mesuré quand on évoque ce film, tout comme il est difficile d’avoir un avis très tranché sur ce qu’a fait ou n’a pas fait Chris. Petit con arrogant pour certains, héros des temps modernes pour d’autres, le comportement de Chris divise autant qu’il fascine. Sean Penn ne présente jamais son personnage comme un héros, il garde toujours une certaine réserve bienvenue qui donne au film des allures de biopic. Et alors même que le sujet s’y prêtait, il a réussi à ne pas prendre nos émotions en otage et à ne pas faire un film trop plein de bons sentiments ou démago. C’est dans cette ambiguïté que se situe l’intérêt du film. Il a su garder la complexité des choses. L’interprétation d’Emile Hirsch rajoute l’impression d’un personnage insaisissable.

 

Pourtant, j’avoue avoir été gêné voir même agacé au premier visionnage par le montage et ces trop fréquents changements de plan qui donnent l’impression étrange de ne pas pouvoir aller au bout des images et donnent au film des allures de clip à la sauce MTV, les filles nues en moins. On peut également être rebuté par le ton du film qui, derrière la sympathie qu’il peut nous faire ressentir pour Chris, n’est en rien optimiste, bien au contraire. Je trouve q’il dissimule une vraie noirceur, un ton très sarcastique. Comme si Sean Penn semblait expliquer qu’il existe bel et bien des facteurs qui ont poussé Chris à partir, qui pourrait tous nous pousser à partir (l’absurdité des formalités administratives par exemple) mais qu’il faut s’en accommoder puisqu’il n’y a aucune solution. Rien ne sert de fui.

Pour conclure, malgré un ton parfois un peu naïf, Into the Wild est une invitation à la réflexion dans le sens où il pose de nombreuses questions sans chercher à y apporter de réponse.



Publié dans : Mes coups de coeur
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Samedi 30 mai 2009 6 30 /05 /Mai /2009 17:06

   

Un film de J.J. Abrams

Sorti en 2009 - Durée: 2h 8min


Avec Chris Pine (James Kirk), Zachary Quinto (Spock), Eric Bana (Nero)

 

 L'histoire: 

Ce nouveau Star Trek met en scène le premier voyage d'un nouvel équipage à bord de l'U.S.S. Enterprise, le vaisseau spatial le plus sophistiqué de l'histoire. Dans ce périple semé de dangers, les nouvelles recrues doivent tout faire pour empêcher le plan diabolique d'un être maléfique menaçant l'humanité toute entière dans sa quête de vengeance.
Le sort de la galaxie est entre les mains de deux officiers que tout oppose : d'un côté, James Kirk, tête brûlée en quête de sensations fortes, de l'autre, Spock, issu d'une société basée sur la logique et rejetant toute forme d'émotion.

Parfait inculte concernant tout ce qui touche de prêt ou de loin à la mythologie trékienne, je me dois de commencer cet article en confessant que je ne connaissais pas grand chose à l’univers de Star Trek avant d’en découvrir le dernier opus fraîchement sorti au cinéma. C’est donc très injustement que la célèbre saga de science-fiction se résumait selon moi à des oreilles pointues et des coupes de cheveux ridicules et qu’elle reprsentait même potentiellement le summum de la ringardise. Et puis j’ai vu le film de J.J. Abrams. Et je dois bien avouer que, désormais, Star Trek se résume à mes yeux non seulement à des oreilles pointues et des coupes de cheveux ridicules mais j’ai également découvert un incroyable potentiel nanardesque que je n’avais osé soupçonner jusque là et qui doit bien pourtant s'étendre vers l’infini et même probablement au delà. De là à dire que le film est mauvais, il n’y a qu’un pas… que je n’hésiterai pas à franchir. Ce film est mauvais.

Pourtant, sur le papier, le film de J.J. Abrams avait tout pour plaire, à commencer d’ailleurs par le fait qu’il est réalisé par J.J. Abrams lui-même, qui n’est autre que le Monsieur Lost, le petit génie que la galaxie toute entière célèbre pour avoir donné naissance au show télévisé le plus excitant de ces dernières années. On peut même ajouter à son tableau un Mission Impossible 3 très appréciable par lequel il semblait avoir prouvé que le grand écran aussi devrait composer avec lui. Viennent s'ajouter à cela une bande-annonce qui dépote (le monsieur n’est pas considéré comme le maître du buzz pour rien) et des critiques dithyrambiques. Le magazine Métro va même jusqu’à affirmer que le film est « visuellement superbe tout en refusant la surenchère d’effets spéciaux ». Alors, un monument de la science-fiction tel que Star Trek qui refuse la surenchère d’effets spéciaux, ça intrigue (ça m’intrigue en tout cas). Il m’apparaissait donc concevable de passer un bon moment et peut-être même de découvrir un bon film (on ne sait jamais après tout…).

Que nenni ! Le constat est pour moi sans appel : pas de scénario, pas de décors, pas de costumes, pas de dialogues, pas de personnages, pas d'acteurs. Le vide intersidéral en somme, auquel vient se greffer une réalisation très fade. Bref, pas de plaisir. L’ennui. Le chaos. La désolation. Si, juste des images qui viennent heurter la rétine du spectateur, sans toutefois parvenir à marquer les esprits et encore moins à rester dans les mémoires. Aucune scène n’est réellement marquante, même si au milieu de ce grand gloubi-boulga de n’importe quoi, on trouve quelques moments intéressants (l’enfance des héros et celle du perforateur pour l’essentiel). Si bien que l’on glisse complètement sur l’histoire, en restant complètement hermétique à tout. Et c’est ainsi que, 2h 8 de glissade plus tard, c’est à dire deux voyages dans le temps et trois blagues carambar plus tard, on ressort de la salle, certes un peu plus fatigué que l'on y est entré, mais en ayant déjà tout oublié de ce film vide de sens et à peine meilleur qu’un épisode de Smallville (c’est dire).



Publié dans : Vite fait mal fait
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